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L'hégémonie sans masque : quand les États-Unis enlèvent le président du Venezuela

Non plus « l’Amérique aux Américains », mais bien « les ressources des Amériques aux États-Unis ».

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Les États-Unis viennent de franchir une ligne rouge. L’intrusion sur le territoire vénézuélien et la capture du président Maduro, jusque dans l’intimité de son sommeil, marquent un tournant. Comme souvent dans l’histoire, lorsque les grandes puissances laissent tomber le masque, c’est la justice qui en fait les frais. Mais Washington compte-il s’arrêter en si bon chemin ? L’appétit vient en agressant. Le président chilien Gabriel Boric l’a résumé avec une clarté glaçante : « Aujourd’hui le Venezuela, demain n’importe quel pays. » Un avertissement qui résonne désormais bien au-delà des Andes.

La manœuvre prend cependant une dimension supplémentaire avec l’annonce de Donald Trump : dépêcher les géants pétroliers américains au Venezuela, sous prétexte de « reconstruction des infrastructures ». Derrière le vernis du développement se cache un coup de force pour ouvrir la voie à ses conglomérats et s’emparer des ressources stratégiques d’un État souverain. La double logique est transparente : sur le plan énergétique, il s’agit d’une redistribution par la contrainte, assurant la sécurité des États-Unis au prix de la souveraineté d’autrui. Sur le plan géopolitique, l’objectif est d’utiliser l’appât des hydrocarbures et la menace militaire pour forcer les pays de la région à choisir leur camp, tout en érodant l’influence d’autres acteurs internationaux. On assiste à l’application crue d’un « néo-monroïsme » : non plus « l’Amérique aux Américains », mais bien « les ressources des Amériques aux États-Unis ».

La liste des pays qui pourraient se sentir dans le collimateur s’allonge. Cuba, que le secrétaire d’État Marco Rubio désigne régulièrement comme « un problème majeur ». La Colombie,…

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