La journaliste Ariane Lavrilleux a été perquisitionnée et gardée à vue par la DGSI mardi matin, dans le cadre d’une enquête pour « compromission du secret de la défense nationale ». Co-autrice des « Egypt Papers » pour Disclose, elle « révèle l’opération militaire Sirli qui rend la France complice de possibles crimes contre l’humanité » raconte le média.
Des centaines de personnes étaient rassemblées ce mercredi soir à République à Paris en soutien à la journaliste.
Disclose dénonce une manoeuvre sans précédent pour tenter d’accéder aux sources des journalistes.
Les enquêteurs de la DGSI reprochent à Ariane Lavrilleux d’avoir signé 5 articles sur les ventes d’armes françaises à l’étranger, selon Disclose.
Le média écrit : « Elle s’appuyait sur plusieurs centaines de documents « confidentiel-défense » pour documenter une campagne d’exécutions arbitraires orchestrée par la dictature égyptienne du maréchal Al-Sissi, avec la complicité de l’État français ».
Ariane Lavrilleux a été libérée mercredi soir après 39h de garde à vue.
La DGSI ainsi que la juge d’instruction ont assuré n’avoir gardé aucune donnée. Mais Anne Lavrilleux n’a pas réussi à obtenir de trace écrite. La journaliste raconte une garde à vue difficile, avec plusieurs interrogatoires.
Les agents « ont usé de techniques de manipulations pour avoir des informations, et une fausse sympathie », raconte-t-elle.
Reporters sans frontières souhaite une révision de la loi de protection des sources qui présente des « carences ».
Les journalistes assurent que cela ne les arrêtera absolument pas, et que cela révèle qu’ils touchent à quelque chose qui dérange.
Cette histoire ne concerne pas seulement les journalistes, mais tous les citoyens et la démocratie, avance Amnesty International.
Pour visionner l’enquête Egypt Papers de Disclose : https://www.youtube.com/watch?v=1d8CUXg8Jh4
Reportage.Sujet : Lisa…
La suite est à lire sur: www.lemediatv.fr
Auteur: Le Média

