L’histoire étonnante du silphium, une plante présumée aphrodisiaque que les Romains aimaient tellement qu’elle finit par disparaître

Réputé aphrodisiaque, le silphium semble avoir connu un grand succès auprès des élites romaines. Musée d'Orsay/Wikicommon, FAL

Une plante mythique, au cœur de l’économie antique et réputée contrôler la fécondité, a fasciné Grecs et Romains avant de disparaître sans laisser de trace.


Jules César en aurait conservé une réserve dans le trésor romain. D’après Pline l’Ancien, l’empereur Néron en possédait la dernière tige connue. Certains auteurs ont également avancé que la fréquence des relations extraconjugales parmi les élites romaines aurait entraîné une demande telle de ce végétal qu’elle aurait provoqué sa disparition totale. Mais de quoi parle-t-on ?

Du silphium : une plante aujourd’hui disparue qui poussait autrefois à l’état sauvage dans l’actuelle Libye. Utilisée comme contraceptif et abortif, mais aussi comme remède, condiment, parfum et même pour améliorer l’élevage, ses propriétés exceptionnelles en faisaient l’une des marchandises les plus précieuses de l’Antiquité gréco-romaine.

Puis, un jour, elle disparut.

Une résine puissante

Le silphium est souvent décrit aujourd’hui comme un aphrodisiaque, bien qu’aucune source antique ne le confirme. Certaines de ses plus anciennes représentations montrent une gousse en forme de cœur, ce qui pourrait être à l’origine de cette association.

Les images figurant sur des pièces de monnaie et des figurines ont conduit les botanistes modernes à se demander si le silphium était apparenté aux grands fenouils sauvages (du genre Ferula). On sait en revanche qu’il n’est pas apparenté aux plantes du genre Silphium, comme la silphie laciniée ou la silphie perfoliée, en Amérique du Nord.

Du silphium sur une pièce antique.
Le silphium est fréquemment représenté sur les pièces antiques.
ACANS inv. 01M189 (Marr-Proud gift). Crédit : Australian Centre for Ancient Numismatic Studies.

Les…

La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Thomas J. Derrick, Gale Research Fellow in Ancient Glass and Material Culture, Macquarie University

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com