L’écrasante victoire de Trump vient surprendre et contredire tous les éditorialistes si prompt à le présenter comme un bouffon ou un abruti. Il y a beaucoup à dire et à penser de cette étrange foi en la démocratie libérale qui pousse à ne pas voir comment elle peut se couler dans l’autoritarisme ou le fascisme. Rappelons que dans l’éventualité d’une défaite de Trump, le FBI avait mis en place un centre de commandement spécial à Washington pour gérer ses équipes réparties sur tout le territoire pour protéger les bureaux de vote. Ils ne s’attendaient pas à une nouvelle tentative de prise du Capitol mais à « plein de petits 6 janvier répartis sur tout le territoire ». Finalement, la célèbre agence n’aura pas à contenir les partisans du candidat séditieux et va pouvoir servir les intérêt d’un président d’extrême-droite. Pour qui les résultats de cette élection n’ont rien d’une surprise, reste à comprendre et analyser ce qu’ils viennent bousculer ou accélérer tant aux États-Unis que dans le reste du monde. Pour commencer, nous avons traduit ce texte de nos confrères états-uniens de CrimethInc. dans lequel ils reviennent sur la responsabilité des Démocrates dans l’accession au pouvoir de Trump. En réprimant les mouvements de contestation populaires et en s’accrochant au mirage d’une normalité néo-libérale, le parti centriste a permis à Trump de s’ériger en rebelle et lui offre un boulevard où toute contestation de masse et de rue doit être reconstruite.
Donald Trump a gagné les élections présidentielles de 2024. Cela signifie que nous allons devoir mener à nouveau la plupart des batailles de la période 2017-2020. Mais d’abord, afin de comprendre l’ampleur de ce que nous avons de nouveau à affronter, voyons comment on en est arrivé là.
La patate chaude change encore de main
Nous avons longtemps soutenu qu’au 21e siècle, le pouvoir d’Etat est une patate chaude….
Auteur: dev

