Bonjour chers frères et sœurs, bonjour chers parents !
Je souhaiterais m’excuser auprès de la population sahélienne qui nous a attendus hier, mais Dieu a voulu que ce soit aujourd’hui que nous soyons là. Nous rendons grâce à Dieu pour tous ses bienfaits et pour ce jour si merveilleux où on s’est retrouvé ici à Bamako pour la deuxième session du Collège des Chefs d’État de la Confédération AES.
Je voudrais aussi rendre un hommage appuyé à nos vaillantes Forces combattantes qui mènent un travail colossal sur le terrain et qui permettent qu’aujourd’hui nous nous retrouvions ici pour communier au nom de nos populations. Je voudrais m’excuser, encore une fois de plus, auprès de ceux que mes mots pourraient vexer parce que je n’irai pas avec le dos de la cuillère. Nous allons nous attaquer encore aux maux qui minent l’Afrique.
Vous avez certainement tous déjà entendu parler du « printemps arabe », ce phénomène qui a bouleversé la géopolitique du monde arabe, en commençant par le Maghreb, en Afrique et jusqu’en Asie. Il s’est manifesté avec des conséquences souvent désastreuses, des morts et des divisions par endroits et des bouleversements politiques sans précédent dans d’autres endroits. Je pense que tous les Africains devraient comprendre ce phénomène, d’où il vient et ce qu’il faut faire pour s’en prémunir. Malheureusement, nous sommes au regret de constater que certains Africains ne se réveillent pas.
Ce que je veux dire, c’est ma pensée, mon analyse. C’est qu’il y a quelque chose qui vient sur l’Afrique de l’Ouest que j’ai appelé « l’hiver noir ». L’hiver noir arrive. Il serait un hiver très froid, un hiver sanglant, un hiver meurtrier. Vous allez me poser la question pourquoi ?
Eh bien, en fondant la Confédération de l’AES, nous avons senti ce froid venir, et tous les jours que Dieu fait, nous nous évertuons à trouver des troncs d’arbres pour allumer un feu….
Auteur:

