« L’homme ne peut pas être victime » : comment les discours masculinistes gagnent les collèges et lycées

Face à la progression des discours masculinistes chez les adolescents, le Sénat alerte sur un phénomène désormais visible jusque dans les salles de classe. Réunie jeudi 7 mai dans le cadre de sa mission d’information sur le masculinisme, la délégation aux droits des femmes consacrait une table ronde à l’école confrontée à la banalisation du sexisme, aux violences numériques et aux logiques de domination véhiculées sur les réseaux sociaux. Au cœur des échanges : le rôle central de l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS), présentée par de nombreux intervenants comme l’un des principaux remparts contre cette diffusion idéologique dès le plus jeune âge. La vice-présidente de la délégation, Annick Billon, a rappelé l’ampleur du phénomène en s’appuyant sur un récent sondage Ifop pour Sidaction : « 73 % des jeunes de 16 à 24 ans connaissent au moins un influenceur masculiniste, 39 % consultent leurs contenus et 19 % le font régulièrement. » Pour la sénatrice, cette exposition massive contribue à banaliser les propos sexistes, à fragiliser l’égalité entre les filles et les garçons, et à dégrader le climat scolaire.

« La question du masculinisme est relativement récente » pour l’Éducation nationale

Pour le ministère de l’Éducation nationale, l’enjeu commence à être identifié. Anne Padier Savouroux, sous-directrice des parcours éducatifs à la Direction générale de…

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Auteur: Emma Bador-Fritche

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