L’horloge paraît naturelle, invisible, normale, pourtant sa généralisation est issue des besoins du capitalisme et de l’industrialisation.
Au delà des compréhensibles visées urgentes de mieux redistribuer « les richesses » et de diminuer la souffrance au travail, la remise en cause du capitalisme reste vitale. Remettre en cause « le-travail », et la norme du temps qu’il impose via l’horloge fait partie des exigences indispensables, à moyen et long terme, pour s’extraire des désastres en série, et renouer avec la vie concrète, les possibilités de démocratie directe (donc d’abord locale et à petite échelle), d’autonomie individuelle et collective, etc..
Car tant qu’on restera dans le modèle techno-capitaliste et étatiste, les possédants et dirigeants en puissance auront beau jeu de nous dire que nos idées sont bien sympas mais pas réalistes, car la Croissance, la concurrence, la production de masse, la gestion à grande échelle implique …de ne rien changer (ou presque).
Virer Macron, Bayrou, Bolloré et Bernard Arnault font sans doute partie des préalables utiles et libérateurs, mais ensuite ce sont surtout les structures et fondements capitalistes (et étatistes) qu’il faut abandonner et démanteler.
Introduire le RIC (quel que soit sa forme) pour viser la démocratie directe dans une société de masse, capitaliste, centralisée, de surcroît dominée par la bourgeoisie et ses possessions, est voué à l’échec. La démocratie réelle n’est pas possible à grande échelle, surtout dans une société atomisée, hiérarchisée, faite de multiples classes sociales et d’inégalités énormes.
A méditer lors du 10 septembre et de ses suites.
Temps abstrait, lutte concrète, par Christophe Magis
Temps abstrait, lutte concrète, par Christophe Magis
« C’est l’horloge, et non la…
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