L’humanité n’est pas assignée à résidence


Il y a tout juste cinq ans, Politis, associé à Mediapart et à Regards, lançait son appel pour l’accueil des migrants, rejoint par plusieurs centaines d’artistes et d’intellectuels, des partis politiques, des associations et des organisations non gouvernementales. Une soirée au Centquatre, à Paris, avait réuni près d’un millier de personnes pour signer le « Serment du Centquatre ». Une initiative qui visait à interpeller les hommes et les femmes politiques, élus aux niveaux local, national et européen, pour qu’ils et elles s’engagent à respecter les droits fondamentaux de tout être humain à quitter son pays, et à organiser les conditions d’un accueil digne des exilés. Cinq ans ont passé. Les conditions de l’accueil et de l’asile se sont profondément détériorées. Et même la solidarité est désormais criminalisée.


Sur le même sujet : Droit d’accueil : quarante ans de reculs

Les images des toiles de tente lacérées par les forces de l’ordre, celles des militants associatifs verbalisés pour organiser des distributions d’aide alimentaire, celles aussi des exilés abandonnés aux portes de Paris dans des conditions indignes, ou celles encore des mineurs isolés enfermés dans des centres de rétention – jusqu’à 90 jours ! – resteront à jamais comme des traces indélébiles sur notre France. Une France qui s’enorgueillit de ses Lumières et de ses droits de l’homme, qui se rêve en terre d’accueil alors qu’elle se construit, chaque jour, dans l’hostilité envers les étrangers. Gérald Darmanin s’en félicite d’ailleurs quotidiennement en publiant la liste de tous les expulsés du jour, sur X (ex-Twitter). Et son projet de loi immigration…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Pierre Jacquemain

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com