Le développement de l’intelligence artificielle (IA) booste l’industrie des PFAS, alerte l’ONG suédoise ChemSec dans un rapport publié le 13 septembre, relayé par le Guardian. ChemSec s’est livré à une analyse des activités des dix plus grands producteurs de ces polluants dits « éternels ». Elle a découvert que la majorité d’entre eux augmentaient leurs capacités de production de PFAS, dans l’optique de répondre aux besoins grandissants de trois secteurs d’activité : la fabrication de batteries lithium-ion, mais aussi la fabrication de semi-conducteurs et le refroidissement des centres de données, tous deux nécessaires au développement de l’IA.
Les PFAS font partie des ingrédients clés des semi-conducteurs, des matériaux essentiels pour les équipements électroniques modernes, notamment dans le secteur de l’IA. Les PFAS peuvent aussi être utilisés pour refroidir les centres de données. Afin d’éviter la surchauffe, et donc la détérioration, les centres de données doivent être continuellement refroidis. L’une des techniques de refroidissement plébiscitées par l’industrie consiste à immerger les serveurs dans des bassins contenant des PFAS à bas point d’ébullition, capables d’évacuer la chaleur sous forme de vapeur.
« Nous serons bientôt submergés par une nouvelle vague de polluants éternels »
En août, le groupe chimique français Arkema — que plus de 200 citoyens intoxiqués aux PFAS ont récemment assigné en justice — a annoncé ouvrir une nouvelle unité de production de Forane, aux États-Unis, afin de « répondre à l’essor rapide des besoins en refroidissement des centres de données ». Daikin, au Japon, a annoncé le lancement d’un « pôle dédié aux centres de données » afin de répondre à la demande. Le groupe étasunien Chemours a lui aussi communiqué, en mai, sur ses nouveaux projets de fabrication de fluides de refroidissement pour les…
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