Les algorithmes génératifs choisissent à votre place le contenu que vous allez voir, mais ils servent aussi à générer directement de la désinformation. Point de vigilance.
Avant les boomerstraps, il y avait déjà les deepfakes. Des d’anglicismes pour parler des dérives de l’Intelligence artificielle, souvent sous forme de fausses vidéos à caractères politiques.
Discours d’Emmanuel Macron annonçant sa démission, deepfake de l’ex-président américain Joe Biden conseillant aux électeurs de ne pas voter, ou faux comptes d’influenceurs… Le champ des possibles de ce nouvel outil n’est pas seulement fascinant, c’est une véritable menace à l’intégrité de l’information, déjà mise à mal par le monopole des médias par une poignée de milliardaires.
Les algorithmes génératifs : bras armé de la désinformation ?
« Ce n’est pas de la science-fiction, ça se passe en ce moment«
« Ce n’est pas de la science-fiction, ça se passe en ce moment« , prévient Lê Nguyên Hoang, spécialiste en éthique des Intelligences Artificielles (IA) dans une tribune pour TV5 monde.
L’Intelligence artificielle a fait exploser la capacité de manipulation de l’opinion publique, non seulement à travers les deepfakes de leaders politiques qu’on ne compte plus, mais aussi à travers le business juteux des faux comptes d’influenceurs, comme l’influenceuse virtuelle Lil Miquela sur Instagram et le compte TikTok d’Amandine Le Pen, une fausse nièce de Marine Le Pen.
Donald Trump, ouvrant toujours plus large la fenêtre d’Overton du populisme et du fascisme, est allé jusqu’à utiliser lui-même des images générées par IA de Taylor Swift et de ses fans à des fins politiques.
“Soyons rationnel, il faut croire en l’IA”
Il n’est pas rare d’entendre cette phrase au détour d’une conversation. Elle met en avant les mérites de l’IA dans le progrès et…
Auteur: Mr M.

