L’intelligence artificielle (IA ) va permettre aux géants du pétrole de creuser toujours plus loin, toujours plus fort, en augmentant massivement les émissions de CO2. C’est le constat d’une étude publiée le 4 août dans la revue scientifique Nature, et relevée par Le Monde. Selon ses conclusions, le déploiement des outils d’IA va permettre de diminuer les coûts de forage, de récupérer entre 470 et plus de 1 000 milliards de barils supplémentaires de pétrole dans les gisements existants, et d’exploiter ceux qui étaient autrefois jugés non rentables.
Le pétrolier étasunien ExxonMobil y a déjà recours pour accélérer l’analyse des gisements pétroliers en Amérique du Sud. Grâce à l’intelligence artificielle, l’entreprise pétrogazière examine en quelques jours des données sismiques, là où il lui fallait avant plusieurs mois, ce qui l’incite à reconsidérer des zones jugées trop complexes à exploiter.
Si ce gain de productivité va également profiter au secteur des énergies renouvelables, il sera toujours largement favorable à l’industrie fossile, plus développée et disposant de davantage de financements. Si les deux secteurs venaient à adopter l’IA, les émissions nettes annuelles de CO2 liées à l’énergie dans le monde augmenteraient de 0,47 à 1,8 gigatonne.
Record des bénéfices du fonds souverain norvégien
Si le pétrole lui remplit la tirelire, l’IA la fait aussi fructifier. Le fonds souverain norvégien, le plus grand au monde, a ainsi engrangé 160 milliards d’euros de gains au premier semestre 2026, soit plus de 25 milliards d’euros par mois qui tombent dans l’escarcelle de l’État sans qu’il n’ait grand-chose à faire… Son rendement atteint près de 10 %, ce qui est un record absolu en trente ans d’existence.
Le moteur de cette performance tient en deux lettres : IA. Le secteur technologique a généré à lui seul près de 100 milliards d’euros de…
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