« On n’est plus en sécurité nulle part », raconte une photojournaliste bloquée à Beyrouth depuis septembre. Alors que dimanche 20 octobre les bombes israéliennes tombent encore sur la capitale libanaise, la photographe écrit laconiquement : « On attend de voir comment va se passer la nuit. » Un des bombardements de la soirée était à seulement quelques mètres de l’aéroport Rafic-Hariri, encore en service. Depuis le 23 septembre, au moins 1 454 personnes ont été tuées au Liban, selon l’AFP.
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Pendant ce temps, au sud du pays, l’armée israélienne poursuit son offensive. Depuis le début de l’invasion, le gouvernement libanais estime que 1,3 million de personnes ont été déplacées de force. La Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban) a accusé l’armée israélienne d’avoir volontairement détruit une tour d’observation, preuve de sa soif de destruction. Depuis mi-septembre, sept casques bleus ont été blessés directement par les forces israéliennes et deux soldats de l’armée libanaise tués. « Le pays se fait pilonner de partout », résume la journaliste.
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Auteur: Politis

