Lors du point de presse quotidien à New York, le porte-parole du Secrétaire général, Stéphane Dujarric, a présenté les premiers éléments de l’enquête. « Nous avons partagé ces conclusions préliminaires avec le Gouvernement de l’Indonésie, ainsi qu’avec Israël et le Liban », a-t-il indiqué.
Ces incidents se sont produits en l’espace de 24 heures dans le sud du Liban, dans une zone marquée par des affrontements entre Israël et le Hezbollah, sur fond d’escalade régionale liée au conflit avec l’Iran, où la FINUL opère dans des conditions particulièrement dangereuses.
Un tir de char en cause le 29 mars
Concernant l’incident du 29 mars à Ett-Taibe, les conclusions reposent sur des éléments matériels recueillis sur place.
« Sur la base des éléments disponibles, notamment l’analyse du site d’impact et en particulier des fragments du projectile découverts dans la position 7-1 des Nations Unies, le projectile était un obus de char de 120 mm », a déclaré M. Dujarric. « Il a été tiré par un char Merkava des Forces de défense israéliennes depuis l’est, en direction d’Ett-Taibe ».
Le porte-parole a rappelé les mesures de précaution prises par la mission. « Afin d’atténuer les risques pour le personnel des Nations Unies, la FINUL avait de nouveau communiqué aux Forces de défense israéliennes les coordonnées de toutes ses positions et installations les 6 et 22 mars », a-t-il précisé.
Un engin explosif improvisé le lendemain
Le 30 mars, une explosion a frappé un convoi logistique de la mission onusienne près de Bani Hayyan.
« Sur la base des éléments disponibles, notamment l’analyse du site de l’explosion, du véhicule touché et d’un second engin explosif improvisé découvert à proximité le même jour, l’explosion a été causée par un engin explosif improvisé (à fil-piège) activé par les victimes », a indiqué M. Dujarric.
Selon l’évaluation de la FINUL, cet engin aurait très…
Auteur: Nations Unies FR

