Selon les premières informations fournies par les autorités sanitaires libanaises, au moins 86 personnes, dont des professionnels de santé, ont été blessées lors des frappes contre l’hôpital Jabal Amel.
« Ces attaques auraient causé des dégâts importants », a déclaré le représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Liban, le Dr Abdinasir Abubakar, lors d’un point de presse régulier de l’ONU à Genève.
S’exprimant depuis Beyrouth mardi, le Dr Abubakar a expliqué que Jabal Amel est l’un des rares hôpitaux actuellement en activité dans le sud.
Ces derniers développements interviennent alors que les attaques contre les services de santé se poursuivent malgré cessez-le-feu. Au cours de la seule semaine dernière, onze incidents ont été recensés, faisant quatre morts et vingt-quatre blessés parmi le personnel de santé, dont une attaque survenue dimanche près de l’hôpital Hiram, dans le sud du Liban.
Une ambulance endommagée à Tebnine, dans le sud du Liban.
Depuis le cessez-le-feu du 17 avril, 44 attaques documentées, 30 morts
Depuis l’annonce du cessez-le-feu le 17 avril dernier, 44 attaques au total ont été documentées, causant 30 morts et 101 blessés. En seulement trois mois, l’OMS a vérifié près de 190 attaques contre des établissements de santé, qui ont tué 128 professionnels de santé et en ont blessé 332 autres.
Près de190 attaques contre des établissements de santé, tuant 128 professionnels de santé et en blessant 332 autres.
Les services de santé du district de Tyr ont subi les pires conséquences des hostilités entre les combattants du Hezbollah et Israël ces derniers jours ; deux des trois hôpitaux, Jabal Amel et Hiram – qui a été attaqué dimanche dernier – sont endommagés, tandis que le troisième hôpital est « débordé car il doit faire face à un afflux…
Auteur: Nations Unies FR

