À Beyrouth, des familles ont passé la nuit dans leur véhicule, alors que certains centres d’hébergement ont accueilli des dizaines de déplacés au cours des dernières 24 à 48 heures. Près d’un million de personnes restent déplacées à travers le Liban depuis la reprise des hostilités entre les forces israéliennes et le Hezbollah le 2 mars.
Lors du point de presse quotidien, le porte-parole adjoint de l’ONU, Farhan Haq, a précisé que l’armée israélienne avait émis mardi, pour la première fois, un ordre d’évacuation visant la ville de Nabatieh, située au nord du fleuve Litani.
Un nouvel ordre d’évacuation a également été donné pour la ville de Mashgara, dans la Bekaa, où les opérations de secours se poursuivent après une frappe israélienne menée lundi soir.
Des personnels de santé tués
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a recensé neuf attaques contre des structures ou personnels de santé entre le 21 et le 24 mai, faisant huit morts parmi les soignants et 45 blessés.
Le 23 mai, 25 membres du personnel médical ont été blessés à l’hôpital Hiram, dans le gouvernorat du Sud, après plusieurs frappes aériennes dans les environs immédiats.
Une rue est jonchée de débris provenant de bâtiments sévèrement endommagés par les récentes hostilités, à proximité d’un hôpital à Tebnine, dans le sud du Liban.
Le même jour, une frappe israélienne a détruit le centre de la Défense civile de Nabatieh, notamment des équipements de lutte contre les incendies, de secours et plusieurs engins lourds, compromettant davantage des capacités d’intervention déjà fortement sollicitées.
Deux autres hôpitaux, dans les gouvernorats du Sud et de Nabatieh, ont également subi des dégâts ces derniers jours.
« Nous réitérons que les attaques contre les personnels et les établissements de santé sont…
Auteur: Nations Unies FR

