Le 17 juillet 2025, la cour d’appel de Paris a ordonné la libération de Georges Ibrahim Abdallah. Militant et cofondateur des Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), il avait été condamné, malgré un dossier vide, à la perpétuité pour complicité dans les assassinats de deux diplomates israélien et états-unien en 1982. Libérable depuis 1999, il restait, à 74 ans, le plus ancien prisonnier politique de France. Il a été libéré et expulsé vers le Liban le 25 juillet 2025.
Beyrouth, le 25 juillet 2025. La foule attend à l’aéroport de la capitale libanaise le retour de Georges Ibrahim Abdallah
© Toutes les photographies sont de Presica Chaar (sauf mention contraire)
La sortie de prison de Georges Ibrahim Abdallah était prévue le 25 juillet et son arrivée à Beyrouth le lendemain. À l’aube de ce jour, il quitte en convoi le centre pénitentiaire de Lannemezan, dans les Hautes-Pyrénées (sud-ouest). Il est finalement renvoyé dans la foulée vers Beyrouth. Ce changement de dernière minute visait à contraindre les mobilisations en sa faveur, multipliées en France et au Liban ces dernières semaines. Diverses organisations, comme Le Front pour une Palestine libre, aux côtés de l’Union générale des étudiants et de la Campagne nationale pour la libération de George Ibrahim Abdallah, ont organisé son accueil et relayé sur les réseaux sociaux son arrivée prochaine à Beyrouth. Même si les survols y sont quotidiens, les drones israéliens étaient particulièrement actifs ce matin au-dessus de la capitale libanaise.
Dès la matinée, des sympathisants se rassemblent à l’extérieur de l’aéroport international de Beyrouth, légèrement à l’écart du hall des voyageurs, pour accueillir « le plus vieux prisonnier politique détenu en France ». D’heure en heure, la foule ne cesse de grossir, jusqu’à dépasser la centaine de personnes. Un important dispositif sécuritaire de militaires et…
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