Le chef de l’ONU « condamne le nombre croissant de victimes civiles — notamment les femmes et les enfants tués ou blessés lors de l’intensification des attaques —, la détresse et les déplacements de population provoqués par les ordres d’évacuation, ainsi que les scènes de destruction et de dévastation massives », a déclaré mardi son porte-parole, Stéphane Dujarric, dans un communiqué.
Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), l’escalade pousse de nombreuses familles à quitter leur domicile. D’après les autorités locales, quelque 5.000 familles, soit environ 20.000 personnes, ont fui le district de Nabatieh au cours de la semaine écoulée.
Hôpitaux sous pression
L’ONU se dit particulièrement alarmée par les informations faisant état de frappes israéliennes ayant affecté des hôpitaux, des personnels de santé et des institutions publiques, alors que les restrictions à l’accès humanitaire compliquent davantage l’aide aux populations touchées.
« Nous réitérons la nécessité du plein respect du droit international humanitaire, notamment de la protection des civils, des services de santé et des infrastructures civiles », a souligné Stéphane Dujarric lors de son point de presse quotidien à New York.
António Guterres appelle à une « cessation immédiate des hostilités » et demande à Israël de « retirer ses forces du territoire libanais ». Il exhorte également toutes les parties à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale du Liban et à honorer leurs obligations au titre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité.
Adoptée en 2006, cette résolution constitue le cadre international destiné à mettre fin aux hostilités entre Israël et le Hezbollah. Elle prévoit notamment l’établissement d’une zone exempte de forces armées autres que celles de l’État libanais et de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), entre la Ligne…
Auteur: Nations Unies FR
