S’exprimant lors d’une conférence de presse à Genève, Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des opérations de paix, a expliqué que le Conseil de sécurité avait officiellement demandé que soient formulées des « options pour une présence éventuelle » de l’ONU dans la phase post-FINUL.
Il a expliqué aux journalistes qu’il consultait toutes les parties sur les options envisageables après l’expiration officielle de ce mandat à la fin du mois de décembre et qu’il présenterait des recommandations officielles au Conseil de sécurité d’ici le mois de juin.
L’objectif est de garantir un cadre juridique et opérationnel alternatif permettant d’éviter un vide sécuritaire dans les zones frontalières.
Jean-Pierre Lacroix a relevé que « le soutien continu de la communauté internationale aux autorités libanaises est indispensable pour renforcer les forces armées nationales du pays et fournir une aide humanitaire ».
Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint aux opérations de paix, lors d’une réunion du Conseil de sécurité sur la situation au Liban.
Des ajustements pour l’avenir
La FINUL assure depuis 1978 le maintien de la paix entre Israël et le Liban, mais se retrouve aujourd’hui prise entre deux feux, entre les forces israéliennes et le Hezbollah pro-iranien. La mission onusienne compte près de 7.500 soldats provenant de 47 pays. Elle a perdu récemment cinq soldats : trois Indonésiens et deux Français.
Renouvelé chaque année par le Conseil de sécurité de l’ONU, son mandat expirera le 31 décembre 2026. La FINUL entamera ensuite un « retrait ordonné et sûr de son personnel » d’une durée d’un an, en étroite consultation avec le gouvernement libanais.
M. Lacroix a détaillé les contours des négociations avec Beyrouth, qui souhaiterait…
Auteur: Nations Unies FR

