Le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) souligne que même si la capitale, Beyrouth, n’a pas été touchée ces dernières semaines, les civils du sud du Liban et dans certaines parties de la Bekaa vivent dans la même crainte pour leur vie qu’avant le cessez-le-feu. Et de plus en plus de personnes sont ainsi contraintes de fuir.
« La situation est extrêmement fragile, marquée par la poursuite des frappes aériennes israéliennes, des bombardements, des démolitions, des ordres d’évacuation, des interdictions de retour dans certaines zones et des restrictions de circulation qui continuent d’entraîner des déplacements répétés et une augmentation rapide des besoins humanitaires », a déclaré depuis Beyrouth, Karolina Lindholm Billing, Représentante du HCR au Liban, lors d’un point de presse de l’ONU à Genève.
Les Casques bleus demeurent en position dans le sud
La mission de maintien de paix de l’ONU au Liban, la FINUL, a signalé avoir enregistré lundi le nombre le plus élevé d’échanges de tirs entre l’armée israélienne et des groupes armés — dont le Hezbollah — constituant le bilan le plus lourd à l’intérieur du Liban depuis la cessation des hostilités du 17 avril. La mission a recensé 619 tirs effectués par l’armée israélienne et ayant touché le territoire libanais, ainsi que 30 tirs dirigés vers des cibles israéliennes.
« Nous exhortons toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue et à respecter la cessation des hostilités », a déclaré le porte-parole du Secrétaire général, Stéphane Dujarric, lors d’un point de presse mardi.
En dépit des risques opérationnels et des contraintes de déplacement, les Casques bleus demeurent en position dans le sud du Liban, a-t-il noté
A New York, le Conseil de sécurité a tenu, mardi, des consultations à huis clos sur la mise en œuvre de la résolution 1559. Cette résolution appelle notamment au retrait de toutes les forces…
Auteur: Nations Unies FR

