Malgré les accords de cessez-le-feu annoncés, de nouvelles frappes aériennes israéliennes dans le sud du Liban ce week-end ont provoqué de nouveaux déplacements, avec des centaines de familles fuyant vers le nord à la recherche de sécurité.
Selon le HCR, ces mouvements s’ajoutent à une crise du déplacement déjà prolongée et renforcent l’incertitude des communautés qui tentent de regagner leur lieu d’origine.
Au plus fort du conflit, plus d’un million de personnes étaient déplacées à l’intérieur du Liban.
« De nombreuses familles ne peuvent toujours pas regagner leur foyer en raison de l’ampleur des décombres, de l’insécurité, de l’impossibilité d’accéder à leurs localités et des dégâts généralisés subis par les infrastructures, qui entraînent des dysfonctionnements, voire l’interruption totale, des services de santé, d’approvisionnement en eau et d’électricité », a déclaré Babar Baloch, porte-parole du HCR, lors d’un point de presse à Genève.
Une situation sécuritaire toujours « fragile »
Plus largement, la situation sécuritaire au Liban reste fragile et les besoins humanitaires de centaines de milliers de personnes demeurent considérables. Si l’intensité des hostilités a diminué, les frappes aériennes continuent de mettre des vies en danger.
« Les restrictions de circulation, l’activité militaire et les risques liés aux restes explosifs de guerre continuent d’affecter de vastes zones du sud du Liban et de la Bekaa, faisant peser des menaces sur la sécurité et empêchant la mise en place de solutions durables pour les communautés touchées par le conflit », a ajouté M. Baloch.
C’est dans ce contexte d’accalmie « précaire » que certaines familles ont choisi de retourner dans leur région d’origine. Mais pour beaucoup, ce retour consiste surtout à se rapprocher de leur ville ou de leur village, sans pour autant pouvoir regagner leur logement.
De nombreuses familles…
Auteur: Nations Unies FR
