Pour Nawaf Salam, l’un ne peut plus servir de prétexte à l’autre. Israël doit se retirer du territoire libanais et l’Etat libanais doit reprendre le contrôle exclusif des armes. À la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies, vendredi, le premier ministre du Liban a résumé en deux exigences une crise où, depuis des mois, chaque camp invoque les manquements de l’autre pour différer les siens.
« La souveraineté à laquelle nous sommes attachés est indivisible », a-t-il déclaré. « Israël doit se retirer de l’ensemble du territoire libanais. L’autorité de l’Etat libanais doit couvrir par ses pouvoirs l’ensemble du territoire et seul l’Etat doit être en possession des armes ».
Nawaf Salam, premier ministre du Liban, prend la parole lors du débat de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, à New York, le 25 septembre 2026.
Briser le cercle entre occupation et désarmement
Cette équation est devenue le cœur du fragile processus engagé après quatre mois de guerre entre Israël et le Hezbollah, le mouvement chiite libanais soutenu par l’Iran qui a longtemps disposé d’une puissance militaire échappant largement au contrôle de l’Etat. L’accord-cadre conclu le 26 juin sous médiation américaine prévoit un retrait progressif des forces israéliennes en contrepartie du désarmement du groupe et du déploiement de l’armée libanaise. Mais sa mise en œuvre patine. Le Hezbollah refuse toujours de désarmer complètement tant que les forces israéliennes restent présentes dans le pays. De son côté, Israël invoque la menace que fait peser l’arsenal du Hezbollah sur sa population pour justifier le maintien de ses forces dans le sud du Liban.
C’est cette tendance à l’enlisement que Nawaf Salam entend rompre. Son gouvernement a consacré le monopole…
Auteur: Nations Unies FR
