Selon la mission, des rafales d’artillerie lourde ont claqué à quelques mètres seulement des soldats de la paix, qui n’ont dû leur salut qu’à un repli précipité derrière le relief. « Les Casques bleus ont demandé à Tsahal de mettre fin aux tirs via les canaux de communication de la FINUL », précise la mission dans un communiqué de presse. La patrouille a été en mesure de quitter la zone pour se mettre à l’abri une demi-heure plus tard, lorsque le char s’est enfin retiré.
« Heureusement, personne n’a été blessé », souligne le communiqué.
Il s’agit du deuxième incident de la sorte au cours des deux derniers mois. Le 2 septembre, plusieurs grenades lancées par des drones israéliens avaient explosé à proximité du personnel et des véhicules de l’ONU, sans faire de victimes. La mission s’employait alors à dégager des barrages routiers entravant l’accès à une position proche de la « Ligne bleue », cette zone tampon entre Israël et le Liban le long de laquelle patrouille la FINUL.
Une mission bientôt en fin de parcours
L’incident intervient à un moment délicat pour la FINUL, appelée à fermer ses portes fin 2027, après près d’un demi-siècle de présence le long de la Ligne bleue. Créée en 1978 par le Conseil de sécurité pour superviser le retrait des troupes israéliennes du sud du Liban, la mission – forte de 10 500 Casques bleus à l’heure actuelle – s’est imposée comme un élément central de la stabilité relative de la région.
Son mandat a été renforcé après la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah, puis à nouveau à la suite des combats meurtriers qui ont opposé les deux camps à l’automne dernier, dévastant plusieurs localités du sud du Liban. Depuis l’arrêt des hostilités, en novembre 2024, la FINUL soutient le redéploiement de l’armée nationale libanaise sur un territoire où l’État peine à réaffirmer son autorité, tandis qu’Israël maintient des positions…
Auteur: Nations Unies FR

