Et un de plus ! Le 27 janvier, l’Union européenne et l’Inde ont signé un accord de libre-échange. Réunis, les 450 millions d’habitants de l’UE et le milliard et demi d’Indiens représentent 2 milliards de personnes, soit un humain sur quatre. Mais les échanges entre les deux géants sont minuscules. À peine 0,6 % des échanges mondiaux ! L’UE, continent riche, achète et vend d’abord auprès d’autres pays riches : dans l’ordre, les États-Unis, la Chine, le Royaume-Uni…
Quel intérêt, alors ? Les services. Le commerce international, ce sont aussi les contrats proposés par les banques et les assurances. Or le secteur de la finance est fort en Inde. Le pays nourrit de grands espoirs dans un accès plus facile aux marchés financiers des pays de l’UE.
L’UE est la partie la plus riche du monde. Qu’elle se développe toute seule comme une grande !
Côté européen, les leçons de l’accord de libre-échange avec les pays membres du Mercosur ont été tirées : cette fois, l’UE a protégé ses agriculteurs. Ceux-ci sont même les grands gagnants de l’accord. Car l’Inde, comme tout pays pauvre, recourt à des droits de douane élevés. Il s’agit d’un impôt facile à collecter : l’État a seulement à contrôler ses ports, ses aéroports et quelques frontières terrestres, et, en appliquant des taux élevés, ce sont des tonnes d’or qui entrent dans ses caisses !
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Bien plus aisé que de collecter l’impôt sur le revenu d’un milliard et demi d’âmes. Ainsi, l’Inde pratique un droit de douane de 45 % sur l’huile d’olive, qui va disparaître. Le vin, actuellement frappé de droits de douane de 150 % – qui multiplient par 2,5 le prix…
Auteur: Gilles Raveaud

