Libre Forêt ne fait pas dans la demi-mesure : l’association achète des forêts et les laisse évoluer sans intervention humaine. Un défi de taille dans notre pays où l’exploitation forestière fait des ravages. Interview.
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Face à l’effondrement de la biodiversité, à l’intensification de l’exploitation forestière et aux effets grandissants du changement climatique, une autre vision de la forêt émerge. Loin des logiques de production, l’association Libre Forêt défend un principe simple mais radical : laisser la nature évoluer sans intervention humaine.
Pour ses membres, la meilleure façon de protéger les écosystèmes forestiers n’est pas de planter davantage d’arbres ou de gérer les parcelles, mais de préserver des forêts existantes en les soustrayant durablement à toute exploitation.
En acquérant des parcelles forestières destinées à la libre évolution, l’association souhaite recréer de véritables réservoirs de biodiversité, capables d’accueillir une faune et une flore aujourd’hui fragilisées. Une démarche qui interroge notre rapport à la nature, à la sylviculture et à la place de l’Homme dans les écosystèmes.
Dans cet entretien, Mr Mondialisation revient avec Libre Forêt sur les origines du projet, les fondements scientifiques et philosophiques de la libre évolution, les défis financiers de l’association, mais aussi les critiques auxquelles elle fait face. Une conversation qui invite à repenser notre manière d’habiter et de protéger les forêts.
Mr Mondialisation : Comment est née l’idée de Libre Forêt et quel problème cherchiez-vous à résoudre ?
Jean-François Petit : « D’abord, il y a eu la lecture de deux ouvrages : celui de Rachel Carson Un printemps silencieux, paru en 1962, et celui de de Jean Dorst, Avant que…
Auteur: Mr Mondialisation

