« Le Secrétaire général prend note de la trêve conclue hier à Tripoli et appelle toutes les parties à prendre d’urgence des mesures pour la maintenir et la consolider par le dialogue », a déclaré le porte-parole d’António Guterres, dans un communiqué publié à New York. Le chef de l’ONU s’est dit « profondément attristé d’apprendre la mort d’au moins huit civils lors des récents affrontements » et a rappelé « à toutes les parties leur obligation de protéger les civils ».
La rapidité de l’escalade des derniers jours, durant laquelle plusieurs groupes armés ont convergé vers la ville, dont certains quartiers densément peuplés ont été pilonnés par des tirs d’artillerie, a en effet de quoi susciter une grande inquiétude.
Un foyer de groupes armés
Selon la presse, les violences ont éclaté lundi soir, après l’annonce de la mort d’Abdel Ghani Al-Kikli, le chef d’un puissant groupe armé basé dans le sud de Tripoli, en butte avec le gouvernement d’unité nationale d’Abdel Hamid Dbeibah. La nouvelle a déclenché une riposte des partisans du groupe, précipitant la ville dans une spirale de violences.
À ces dernières se sont ajoutés d’autres affrontements violents dans la capitale, de mardi à mercredi, opposant un groupe armé dénommé Radaa à des factions rattachées au Premier ministre Dbeibah, suite à la décision de ce dernier de dissoudre Radaa.
À Genève, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a elle aussi exprimé sa vive inquiétude face à cette escalade : « Il existe un risque grave de déplacement massif et de danger pour les civils », a prévenu son porte-parole. « Nous saluons les informations faisant état d’un cessez-le-feu et demandons instamment son respect total et inconditionnel afin de préserver les droits et la dignité de toutes les personnes vivant dans les zones touchées ».
Depuis la chute du dictateur libyen Mouammar Kadhafi, en 2011, le pays demeure divisé par…
Auteur: Nations Unies FR

