Les nouveaux départs de la politique de masse dans les classes populaires aux États-Unis ne concernent pas seulement les campagnes électorales à la Zohran Mamdani. Suite au meurtre de Renee Good par la police de l’immigration à Minneapolis le 7 janvier, un appel à la grève générale pour ce vendredi 23 janvier dans la ville et dans tout l’État du Minnesota s’appuie sur de multiples réseaux militants, et secoue le poids des lois anti-syndicales et des traditions « apolitiques » du mouvement syndical pour tenter d’enclencher une contre-offensive face au trumpisme.
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Le Minnesota semble prêt à se révolter en masse. Les syndicats, les associations locales (community organizations), les représentant∙es d’institutions religieuses et les petites entreprises appellent à une journée « sans travail (à l’exception des services d’urgence), sans école et sans consommation » le 23 janvier dans l’ensemble de l’État.
Le profond sentiment d’injustice qui couvait a donné lieu à un tollé national le 7 janvier, après que l’agent de l’ICE[1]Jonathan Ross ait abattu la poétesse et mère de trois enfants Renee Nicole Good à Minneapolis, alors qu’elle et sa femme observaient les agents fédéraux envahir leur quartier.
Une semaine plus tard, un autre agent fédéral a tiré dans la jambe d’un immigrant latino-américain originaire du Venezuela. Les agents de l’ICE ont gazé des manifestants directement dans les yeux. Mercredi soir (le 14), ils ont fait exploser une grenade lacrymogène sous la voiture d’une famille qui rentrait chez elle après un entraînement de basket ; le bébé, attaché dans son siège auto, a perdu connaissance.
Le régime de Trump a intensifié les attaques racistes visant les communautés somaliennes, latino-américaines et asiatiques : enfoncement de portes, perquisitions dans les petites entreprises et fermeture forcée de celles-ci, filature de bus scolaires,…
Auteur: redaction

