« J’ai pleuré. De joie. J’étais trop contente. » Au bout du fil, Astrid a du mal à contenir son soulagement. L’aide-soignante de 59 ans vient d’apprendre que le juge des prud’hommes de Forbach en Moselle a tranché en sa faveur. Son employeur, l’Ehpad privé la Villa d’Avril, appartenant au groupe Colisée, est obligée de la réintégrer à son poste, après avoir tenté de la licencier à trois reprises en l’espace de six mois.
Rappel des faits. Depuis août 2024, Astrid, aide-soignante au sein de la Villa d’Avril, un Ehpad privé du groupe Colisée, vit un véritable enfer au travail. En six mois, son établissement l’a d’abord licenciée pour faute grave. Un licenciement illégal du fait du statut protégé dont bénéficiait la salariée, candidate pour devenir représentante de proximité dans son établissement.
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Réintégrée quelques semaines plus tard – juste après les élections – Astrid est, de nouveau, licenciée pour le même motif. Un licenciement cette fois rejeté par l’inspection du travail. Plutôt que de la réintégrer, son entreprise décide alors de muter Astrid à près de 80 kilomètres de son domicile. L’aide-soignante conteste cette mutation. Au vu de la dégradation de son état psychologique, elle est alors placée en arrêt maladie. Trois semaines après le début de son arrêt, elle est de nouveau licenciée, cette fois pour « absences répétées ».
La dénonciation des conditions de travail dans le viseur de la direction ?
Qu’est ce qui a pu se passer pour que la situation dégénère ainsi, au point que la salariée la qualifie désormais « d’acharnement » ? Astrid travaille pour la Villa d’Avril depuis plus de 3 ans. Jusqu’en août 2024, ces…
Auteur: Pierre Jequier-Zalc

