L’Icon of the Seas, symbole de l’industrie destructrice des croisières de luxe

Pour son premier voyage, le bateau affiche complet. En tout, 10 000 personnes sont montées à bord de cet immense parc d’attractions flottant.

Sa taille totale mesure l’équivalent de 5 fois le Titanic et pèse un quart de million de tonnes. Il comprend 7 piscines avec des toboggans géants, une patinoire, 40 restaurants, 9 jacuzzis, une cascade intérieure de 17 mètres de haut et une vague artificielle pour surfer.

Les armateurs, la compagnie Royal Caribbean se défendent en assurant que leur bateau est alimenté au gaz naturel liquéfié (GNL), un combustible fossile plus propre, selon la compagnie. Pourtant, ce combustible rejette du méthane, un gaz à effet de serre beaucoup plus néfaste que le dioxyde de carbone.

Bryan Comer, directeur du programme maritime de l’ONG International Council on Clean Transportation, a estimé pour The Guardian : « Ils exagèrent en qualifiant le GNL de carburant vert car le moteur émet 70 à 80 % d’émissions de gaz à effet de serre par voyage de plus que s’il fonctionnait au carburant marin ordinaire. L’Icon dispose des plus grands réservoirs de GNL jamais installés sur un navire. »

En octobre 2023, César Ducruet, directeur de recherche au CNRS, recensait : « On a chiffré un total d’à peu près 200 navires de croisière qui auraient produit environ 500 tonnes d’oxyde de soufre, ce qui représenterait à peu près un milliard de voitures. »

200 paquebots sillonnent tous les ans les côtes européennes. En 2017, ces derniers ont versé environ 60 000 tonnes de dioxyde de soufre rien que sur le continent européen. Un paquebot consomme par ailleurs 2000 litres…

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Auteur: Maïté Debove

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