LIEN : les amis de Delafosse lâchent leurs bulls et leurs matraques dans le sillage de la COP-26

A l’entrée de la ZAD du LIEN

Les premiers coups de pioche pour le L.I.E.N., nouvelle voie rapide massacreuse des garrigues au nord de Montpellier, sont donnés sous forte protection policière, à proximité de la Z.A.D.

La planète entière, ses chefs d’État, toute leur soufflerie médiatique, ont passé le week-end de la Toussaint, regroupés à Glasgow pour la COP 26, à jurer de leur vertu écologique retrouvée. Tous seraient prêts, désormais, à tout faire pour stopper la course à la catastrophe climatique. Oui mais les Gaulois·es de l’Hérault sont gouvernés par de sacrés caïds, obsédés par leur passion du tout-automobile, décidés à ramer à contre-courant quoiqu’il en coûte. Pleins de feeling politique, c’est quasiment en pleine COP 26 qu’ils ont lancé leurs bulls dans les parages de Saint-Gély-du-Fesc, Combaillaux et Grabels, pour continuer d’y raser des arbres, défoncer les sols, finalement dérouler sept kilomètres de bitume. Comme au mal vieux temps, qui bloque leur boussole.

L’entreprise de déboisement à l’œuvre sur l’emplacement de l’ancienne Maison des Résistances et de l’Ecologie

Ils ont lancé leurs bulls, mais aussi leurs matraques. Ce mercredi 3 novembre dans la matinée, c’est sous haute tension, et forte protection policière, que les ouvriers ont effectué des travaux de déboisement. On attend de connaître le montant de la facture, si pendant des mois et des années de travaux prévisibles, il faut ainsi déployer en permanence des dizaines d’hommes en uniforme. Leur pression s’exerçait particulièrement sur les occupant·es de la Z.A.D., située sur le parcours du chantier, engagé·es dans la résistance. Des contrôles d’identité étaient opérés, et à la mi-journée, pour celles et ceux s’aventurant de l’autre côté de la barricade. On ne pouvait jurer d’une évacuation brutale imminente, ou pas.

Cette tension est celle qu’encouragent les méthodes des élus et du Préfet à l’heure qu’il est. Alors que le Conseil d’État n’a même pas rendu sa décision sur la nécessité de procéder à une nouvelle enquête d’utilité publique, ou pas, ces autorités sont passées outre : Kléber Mesquida, président du conseil départemental (fort du soutien fidèle et actif de Michaël Delafosse sur ce dossier), a fait expliquer que la précédente étude étant mauvaise, on n’allait quand même pas conclure à la modification ou l’abandon du projet, mais juste changer l’étude (c’est fou comme on…

La suite est à lire sur: lepoing.net
Auteur: Le Poing