Ce mercredi 19 août 2026, un public nombreux est venu assister à la soirée d’ouverture de la 25e édition du Festival international du film insulaire de Groix (Fifig), au Tiki, après une déambulation du bourg à Port-Lay menée par la fanfare béninoise Olaïtan et par le cercle celtique de Groix. En cette édition particulière, amputée des 20 000 € de subventions habituelles du département, les discours étaient attendus.
Le maire Erwan Tonnerre a d’abord pris la parole, très heureux, pour remercier tous ceux qui nous rendent fiers d’être insulaires ». « Le Fifig nous offre un moment précieux, a embrayé Rozenn Métayer, conseillère départementale de gauche de Groix. Attaquer un évènement chargé de valeurs humaines, ça fait mal.
La socialiste Gaëlle Le Stradic, vice-présidente à la Région, a aussi critiqué la décision du Département, tout en réaffirmant le soutien de la Région au Fifig. Mon rôle, c’est de protéger les artistes et de leur garantir une création libre. Ce n’est pas aux politiques de décider de la teneur de la programmation. La culture n’est jamais neutre puisqu’elle raconte le monde. Une culture sous surveillance n’est pas possible. Il nous faut être extrêmement vigilants à refuser les pressions qui viennent de certaines instances politiques. S’appuyant sur le thème de cette 25e édition, les îles imaginaires, elle appuie : L’imaginaire c’est ce qui permet de résister quand le réel se rétrécit. Merci au Fifig.
Des barnums prêtés par Lanester
Le député écologiste Damien Girard a, lui aussi, défendu la liberté de création. La culture est indispensable à la démocratie. […] Il faut les protéger, ne pas supprimer de subvention de façon arbitraire.
Hélène Fribourg, représentante du ministère de la Culture, directrice régionale adjointe des…
Auteur: Claude Morizur
