À Molène, on aime cultiver les atypismes : les habitants sont exemptés d’impôt local, certains vivent à l’heure solaire et, désormais, elle est gérée par une délégation spéciale… Depuis le 17 mars 2026, la commune est dans une situation administrative délicate, unique dans le Finistère : faute de candidat pour les élections municipales, le scrutin ne s’y est pas déroulé.
Grâce à la mobilisation citoyenne, notamment impulsée par Agathe Séité et soutenue par le maire sortant Didier Delhalle, une réunion s’était tenue le 19 février sur Molène, pour trouver des candidats. De celle-ci, était sortie une liste de curieux et volontaires, envisageant de candidater. Mais faute d’être parvenus à trouver un volontaire pour devenir maire, l’équipe avait préféré prendre son temps et la sous-préfecture de Brest n’avait alors pu que constater l’absence de liste candidate à la fermeture des inscriptions le 26 février.
« Ma famille est de Molène »
Une nouvelle élection municipale sera organisée dimanche 17 mai 2026 sur Molène et d’ores et déjà, la liste en préparation s’affirme et a trouvé un volontaire prêt à prendre la fonction de maire, en la personne de Bruno Corolleur. À 64 ans, cet agent territorial se dit prêt à endosser le costume de 1er édile de Molène : Comme personne ne voulait y aller, je me suis proposé, explique ce presque retraité, qui navigue entre le continent et l’île. Ma famille est de Molène, mon grand-père était le patron du canot Jean-Charcot, raconte celui qui compte profiter plus largement du caillou après son départ à la retraite, en mai.
« Une liste avec 10 noms, peut-être 11 »
À l’heure actuelle, la liste comporte 10 noms, peut-être 11, le tout dans la parité et entend faire bouger les choses, car il faut un maire à Molène, sinon il n’y aura plus d’investissement, plus rien et l’île tombera tranquillement. Sans expérience municipale, Bruno…
Auteur: Claude Morizur

