Réuni du 16 au 20 février à Genève, le Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a inscrit à son ordre du jour l’impact des systèmes d’intelligence artificielle sur la bonne gouvernance.
Cette réflexion s’inscrit dans le prolongement des travaux déjà engagés par l’organe onusien sur le lien étroit entre gouvernance et protection des droits fondamentaux. Le Conseil des droits de l’homme avait adopté le 9 octobre 2024 une résolution sur le rôle d’une bonne gouvernance dans la promotion et la protection des droits humains.
Dans ce cadre, les débats portent moins sur la régulation de l’intelligence artificielle elle-même que sur ses effets concrets en matière de droits humains et de gouvernance. Pour l’organe onusien basé à Genève, il s’agit de se concentrer sur la manière dont les systèmes d’IA peuvent faire progresser ou entraver les droits humains.
« L’étude postule que le déploiement de l’IA, s’il n’est pas fondé sur les obligations en matière de droits humains, risque de créer de nouvelles possibilités de violations systématiques des droits qui transcendent les mécanismes de recours traditionnels », note le rapport soumis aux experts.
IA et désinformation menacent la démocratie
Le document rappelle que la manipulation « à grande échelle de contenus à l’aide » de l’IA affecte directement la capacité des individus à accéder à des informations fiables et à se forger librement une opinion, ce qui a des implications importantes pour leur participation à la vie publique.
En outre, « les deepfakes et la désinformation » personnalisée rendus possibles par l’IA constituent de « graves menaces » pour la liberté d’expression et le discours démocratique, et certains ont appelé à une réglementation restrictive dans les domaines où des cadres de gouvernance efficaces n’ont pas encore été mis en place.
Ces préoccupations rejoignent d’ailleurs les mises…
Auteur: Nations Unies FR

