Un internaute sur trois dans le monde est mineur. Et les jeunes sont particulièrement fascinés par l’intelligence artificielle. C’est pourquoi des scientifiques comme Sonia Livingstone, professeure de psychologie sociale à la London School of Economics and Political Science (LSE), étudie l’impact de l’IA sur la jeunesse.
Elle fait partie des 40 experts internationaux nommés en février dernier par l’ONU pour former le Groupe scientifique international indépendant sur l’intelligence artificielle (IA). Premier organe scientifique mondial consacré à l’IA, il produira des rapports permettant d’appuyer les décisions concernant la gouvernance mondiale de l’IA.
Sonia Livingstone, dont les recherches s’inscrivent dans le cadre du centre Digital Futures for Children, basé à Londres, mettra son expertise à profit pour garantir que les droits de l’enfant soient entendus dans un monde où, comme l’a récemment souligné le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, « l’IA progresse à la vitesse de la lumière ».
Les ados européens, fans de l’IA générative
Les jeunes sont particulièrement fascinés par l’intelligence artificielle générative (IAG), qui utilise l’apprentissage automatique pour reformuler, adapter et analyser des données existantes, générant ainsi de nouvelles données aux caractéristiques similaires. Certains l’utilisent quotidiennement, par exemple pour faire leurs devoirs ou choisir leurs vêtements.
Selon un rapport du réseau EU Kids Online, auquel Livingstone a contribué, 72 % des enfants européens âgés de 9 à 16 ans utilisent l’IAG, bien que ce taux varie selon les pays.
On observe un taux d’utilisation quasi universel en Autriche (94 %), et des taux très élevés en Belgique et en Italie (89 %), en Serbie (88 %), au Portugal (85 %) et en Croatie (79 %). Ces taux sont plus faibles en…
Auteur: benelux

