Fabien Roussel, 1er secrétaire du parti communiste lors de la 14ème journée de mobilisation contre la réforme des retraites, Montpellier le 6 Juin 2023. Crédit photo : Mathieu Le Coz/Hans Lucas
Cette tribune n’engage pas l’avis de l’ensemble de la rédaction du Poing, mais cherche plutôt à ouvrir des débats sur la situation actuelle.
C’est un vertige qui nous saisit au sortir des élections européennes de juin 2024. L’annonce du choix de la dissolution de l’assemblée par Emmanuel Macron alors que l’extrême droite est au sommet laisse pantois. Comment peut-on jouer de cette manière avec le feu, ouvrant la perspective du retour de l’extrême droite aux commandes du pays, pile 80 ans après la chute du régime de Vichy ?
Il faut dire que Macron nous avait habitués à un numéro de pompier pyromane. N’a-t-il pas passé des années à reprendre des mesures de l’extrême droite en faisant semblant de la combattre ? Il a allègrement ravagé l’état social et multiplié les reformes délétères pour les travailleurs. Il a détruit l’hôpital, affaibli l’éducation nationale, forcé à travailler deux ans de plus, massacré les conditions de vie des chômeurs au nom des économies financières.
Pourtant, le déficit est plus lourd et la France plus endettée que lorsqu’il est arrivé au pouvoir. Les économies n’ont pas servi à assainir les finances mais à faire des cadeaux fiscaux aux riches et à subventionner les entreprises du grand capital. Les campagnes se désertifient. Services publics, classes et hôpitaux ferment, et l’accès aux droits ne se fait plus qu’au travers d’un fantomatique état- plateforme dématérialisé.
Les contestations dans la rue se voient réprimées par un impitoyable maintien de l’ordre dont la « non létalité » ne parait pas évidente au vu du cortège de mutilés et de blessés grave qu’il laisse derrière lui. La dernière…
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Auteur: Le Poing

