Première partie
L’Impérialisme, le dollar et la globalisation financière
Après la défaite de l’armée japonaises, en 1947, puis celle de Jiang Jieshi, en 1949, Mao Zedong devint Président de la République populaire de Chine. Une fois accomplie la réforme agraire, Mao et ses camarades, qui observaient combien la population chinoise était nombreuse et fertile, crurent qu’ils pouvaient construire le socialisme de manière encore plus rapide que ne l’avaient fait les soviétiques.
On indique ici seulement quelques traits de l’histoire de la Chine populaire pour rappeler que, pendant les années 1950, « le camp socialiste » fut soumis à un choc sévère, constitué du Rapport Khrouchtchev (1956) et de ses divers effets (Budapest, etc.), suivi par la rupture complète entre l’URSS et la Chine, au début des années 1960. Or, pendant les années qui s’écoulèrent, entre cette période de rupture et la mort de Mao Zedong (1976), la politique mise en œuvre pour développer la Chine se révéla inappropriée. Ce fut un double échec, celui du Grand bond en avant (fin des années 1950) et celui des Communes populaires, qui avaient été créées sur la lancée du Grand bond.
25 ans après l’instauration de la République populaire, la Chine avait certes remporté quelques succès importants. Elle avait mis à mal l’arrogance étasunienne en gagnant la guerre de Corée (1950-1954). C’est en 1964 qu’elle devint une puissance nucléaire.
Mais elle n’avait pas encore gagné la bataille générale du développement et elle était en retard sur de nombreux fronts. Après 1976, ses dirigeants se sont trouvés dans l’obligation de réfléchir à une nouvelle stratégie de développement.
Il paraît donc justifié, dans cette première partie, d’étudier ce qu’était l’impérialisme autour des années 1970 et comment il évolua par la suite. En effet, après la mort de Mao et la clôture de la Révolution culturelle, fut lancée, en…
Auteur: Jean-Claude DELAUNAY

