Au milieu des années 1960, un petit groupe d’humains a jugé qu’il était approprié de capturer des familles d’orques sauvages, de les enfermer dans des bassins de béton et de leur faire effectuer des acrobaties jusqu’à leur mort.
Des centaines d’orques ont été victimes de ce traitement, jusqu’à perdre tout lien avec leur milieu naturel. Leurs enfants n’ont jamais vu la couleur d’un fjord ni d’une algue. Que faire de ces cétacés devenus inadaptés à leur propre écosystème, alors que de plus en plus de pays – comme le Canada, la Finlande, et plus récemment la France – interdisent leur captivité ?
La question se pose douloureusement pour Wikie et Keijo, les deux dernières survivantes du Marineland d’Antibes (Alpes-Maritimes). Respectivement âgés de 22 et 11 ans, les deux orques ont passé leur vie dans des piscines, à faire des pirouettes et battre de la nageoire sur fond de mauvaise pop. Leur sort est aujourd’hui en suspens.
« Elles n’ont aucune des connaissances indispensables pour survivre en milieu naturel »
En vertu de la loi de novembre 2021 contre la maltraitance animale, les spectacles et la détention de cétacés seront interdits à partir du 1er décembre 2026 sur le territoire. Les deux orques devraient donc quitter le parc animalier dans les prochains mois. Pour aller où, en revanche, tout le monde l’ignore.
Deux options sont sur la table : celle privilégiée par le Marineland d’Antibes, selon les informations de Nice Matin, serait de vendre Wikie et Keijo pour plusieurs millions d’euros au parc Kamogawa Sea World, au Japon, où les spectacles de cétacés sont encore autorisés et les adultes reproducteurs en nombre insuffisant. Ce serait « le pire du pire de l’esclavage », selon Muriel Arnal, la présidente de l’association One Voice. « L’horreur », abonde Lamya Essemlali, de Sea Shepherd France.
La deuxième serait d’envoyer les orques dans un sanctuaire, une sorte…
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Auteur: Hortense Chauvin

