Taïwan est prisonnière des campistes : les uns la soutiennent davantage par atlantisme, par bellicisme, qu’en raison d’une réelle considération ; les autres ont comme cible principale les États-Unis avant tout, et enfin il y a aussi les soutiens du régime chinois.
Un débat existe sur le territoire de Taïwan : un État ou un territoire de la Chine populaire ?
Certain(e)s diront que la Chine n’est pas une puissance colonisatrice à Taïwan, peuplé majoritairement de Hans. D’autres rappelleront que le premier peuple de Taïwan, la population d’origine austronésienne, a subi une virulente campagne d’assimilation forcée et une terrible répression. La Chine a souvent écrasé les minorités culturelles, citons dernièrement les Ouïghours. De toute façon, depuis quand un État serait-il obligé de se fonder sur des critères « ethniques » ? La France elle-même ne se revendique-t-elle pas une nation politique ?
Certain(e)s diront que le père de Taïwan est le dictateur d’extrême droite Tchang Kaï-chek. Il a bien été au pouvoir jusqu’en 1975 avec une interprétation réactionnaire du confucianisme. Son arrivée à Taïwan a été la conséquence de la défaite du GMD contre le PCC lors d’une guerre civile finale (1946-1949). D’autres souligneront que l’extrême droite a malheureusement été mêlée à la reconstruction de nombreux États à travers le monde. Par exemple, la monarchie constitutionnelle actuelle en Espagne est aussi l’œuvre du dictateur fasciste Francisco Franco. La RDA a eu nombre d’anciens nazis à ses responsabilités, tout comme la France. Quelles leçons les pays européens ont-ils donc à donner à Taïwan ? Faut-il juger une lutte d’indépendance à une de ses figures, morte il y a des décennies ? Et en outre, les politiques de Mao ont été loin des espoirs du Mouvement de jeunesse du 4 mai 1919.
Certain(e)s diront que la Chine est l’unique État reconnu par l’ONU et la France,…
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