On allait voir ce qu’on allait voir, promettait depuis des semaines le fondateur des médias d’extrême droite Frontières, Erik Tegnér. Son nouveau bébé, l’hebdomadaire L’Infiltré, allait bousculer le monde journalistique – avec l’appui financier, depuis 2025, du groupe Bolloré. Comment ? « Nous avons fait un choix très simple : quand une information est vraie, vérifiée, et d’intérêt public, nous la publions », contrairement aux médias situés à gauche de l’extrême droite, c’est-à-dire Le Canard enchaîné, Le Monde, Libération ou L’Humanité, à en juger par les propos et logos d’une vidéo promotionnelle du 6 septembre. « Nous ne nous couchons pas », martèle dans la même séquence Erik Tegnér.
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Depuis plusieurs semaines, Erik Tegnér annonçait que L’Infiltré révèlerait, dans son « premier ou deuxième » numéro, qui était la « taupe du RN » – une personne « haut placée » – ayant selon lui alimenté Libération dans le cadre de sa récente enquête à propos de la vie devenue très « bling-bling » de Jordan Bardella. D’interviews en interventions sur les plateaux de CNews ou dans tout autre média lui donnant la parole, il le réaffirmait : non, il ne céderait à aucune pression.
Ils ont tout simplement plagié pas moins de quatre infos dévoilées par La Lettre, sans aucune mention de leur provenance.
O. Bonnaud
Lorsque paraissent les révélations de Mediapart sur les propos antisémites tenus il y a une bonne décennie en privé par Jordan Bardella, Erik Tegnér en remet une couche sur les réseaux sociaux. « Quand on voit les boules puantes que Mediapart balance sur Bardella, une raison de plus de…
Auteur: Loris Guémart
