Au vu de la capacité d’Israël et des États-Unis d’appliquer aux corps et aux esprits une violence brute au-delà de ce que le monde a jamais produit – se vantant de pouvoir réduire une terre et ses habitants à l’âge fantasmé de la pierre et l’accomplissant sans complexe devant ce même monde de spectacle – on a le plus grand mal à comprendre pourquoi certains s’alertent qu’en agissant de la sorte Israël court à sa perte !… alors que ce pays affirme sa toute-puissance avec un succès diabolique, comme une preuve qu’il a dévoré père et mère et qu’une impunité absolue le protège.
Que signifie une telle alerte, qu’Israël courrait à sa perte, alors que lui sourit son triomphe suprémaciste ? À quel vide les lanceurs d’alerte s’adressent-ils ? Puisque là maintenant c’est la Palestine qui, comme un danseur de dabké affamé que nous appellerons Mohammed dans le sud de Gaza, doit faire face ; plus sûrement, massivement, désespérément, que Marek Edelman dans le ghetto de Varsovie.
Qui, sinon la Palestine, est victime de l’inquiétante étrangeté de ne plus Être aux yeux du monde ? Aucunement Israël exterminateur qui va jusqu’à défier la Bible sur l’autel de son commerce, figure de « deal » entre les sommités du crime. En termes « matérialistes » Israël béquillé par les États-Unis se porte bien. Aucun Israélien ne souffre ce que tous les Palestiniens souffrent à la mort. Les suprémacistes triomphent, de quoi devraient-ils s’inquiéter qui ne peut matériellement advenir ?
À moins que quelque chose leur arrive déjà par les chiennes mâchoires métalliques des généraux du quarteron en chemise noire, par les ministres gestionnaires de la mort industrielle répandue sur Gaza réduite en cendres de pierres et d’os. Que risquent-elles les hideuses chemises noires aux mâchoires de molosses, ornées du hideux ruban jaune, que les félicitations du parrain ? Où…
Auteur: dev

