Ces données font partie du dernier rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) évaluant les progrès réalisés sur 22 indicateurs et couvrant six objectifs de développement durable (ODD) : ODD 2 (Faim « zéro »), 5 (Égalité entre les sexes), 6 (Eau propre et assainissement), 12 (Consommation et production responsables), 14 (Vie aquatique) et 15 (Vie terrestre).
Le document estime que 8,2 % de la population mondiale pourrait avoir souffert de la faim en 2024. « Du point de vue de l’évaluation des progrès, le monde est loin de l’objectif fixé, et la situation s’est même détériorée depuis 2015 », a détaillé l’agence basée à Rome.
« Nous devons redoubler d’efforts pour garantir la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et assurer une agriculture durable, tout en préservant la viabilité de nos ressources naturelles. Ce rapport met en lumière les objectifs et les régions qui ont enregistré les progrès les plus importants et ceux qui ont connu une détérioration », a déclaré José Rosero Moncayo, statisticien en chef de la FAO.
Niveaux préoccupants en Afrique subsaharienne
Sur les quelque 2,3 milliards de personnes dans le monde confrontées à une insécurité alimentaire modérée ou grave en 2024, environ 828 millions souffraient d’une insécurité alimentaire grave. La prévalence de l’insécurité alimentaire grave a légèrement diminué, passant de 10,4 % en 2023 à 10,1 % en 2024.
Plus des deux tiers de la population d’Afrique subsaharienne étaient en situation d’insécurité alimentaire modérée ou grave en 2024, soit une forte hausse par rapport à un peu moins de 50 % en 2015.
La prévalence a également augmenté depuis 2015, bien que de manière beaucoup plus progressive, en Océanie, à l’exception de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, où plus de la moitié de la population était en situation d’insécurité alimentaire en 2024.
En Asie…
Auteur: Nations Unies FR

