Ces derniers mois, un phénomène étrange frappe les réseaux sionistes : ils voient de l’antisémitisme partout, sauf là où il y en a vraiment.
Les exemples ne manquent pas. Le 29 octobre, la sénatrice d’extrême droite Valérie Boyer a littéralement cité deux auteurs nationalistes et antisémites en plein hémicycle. Elle a récité une phrase de Maurice Barrès sur «le déraciné» qui «se croit ouvert alors qu’il est vide» : une référence au préjugé antisémite sur les juifs sans attache, et a parlé de «peuple réel» : un concept du pétainiste Charles Maurras, adepte d’un racisme biologique, qui exclut de la Nation française les juifs et les étrangers. Avez-vous entendu des dénonciations massives de cette élue dans les médias ? Rien du tout.
En 2023, le député LR Jean-Louis Thiériot, historien de formation, exaltait «la place de Maurice Barrès dans l’édification de notre imaginaire national» dans une tribune publique. Encore une réhabilitation de cet auteur antisémite. Silence radio des défenseurs d’Israël.
Plus troublant, au début de l’année 2025. Pour fêter l’élection de Trump, Elon Musk faisait salut nazi retransmis dans le monde entier. Les habituels limiers qui voient des sous-entendus antisémites partout quand il s’agit de la question palestinienne ont détourné le regard. Par exemple, le producteur de France Culture Guillaume Erner, qui traite la France Insoumise d’antisémite régulièrement, estimait sur le plateau d’Arrêt sur Image qu’il n’avait «pas trouvé d’angle» pour en parler. C’est curieux car quand un élu de gauche défend la Palestine, il y a un torrent d’articles pour le diffamer. Jean-Sébastien Ferjou, chroniqueur sur BFM, qui n’hésite jamais à diffamer la gauche de la façon la plus virulente et malhonnête qui soit, a défendu le geste de Musk. Comme Raphaël Enthoven, qui traite la France Insoumise d’antisémite au moins une…
Auteur: B

