Le PS, salle d’attente du fascisme
Il a osé le dire, Lionel Jospin : «Bruno Retailleau est un homme respectable avec des convictions. […] Il a dit »nous allons opérer de massives reconductions à la frontière ». Je propose de voir, dans un an, combien il aura ramené chez eux de gens en situation irrégulière dans notre pays. Je juge sur les faits».
Ce sont les mots de Lionel Jospin, ancien Premier Ministre socialiste, le 1er février, sur France 5. Les médias ont ressorti ce politicien âgé de 87 ans du formol dans lequel il flottait depuis deux décennies parce qu’il vient d’appeler à ne pas censurer le gouvernement de droite radicale. Pour lui, s’opposer à François Bayrou serait «irresponsable». Lionel Jospin ainsi déclaré : «Je dis que la France doit être gouvernée, et ensuite les français jugeront, au moment où ce sera l’alternance». Traduction : laissons en place un gouvernement composé de ministres d’extrême droite, décidant par 49.3, et imposés en dépit du résultat des dernières élections.
Dans la même interview, pour évoquer la réussite de certains immigrés en France, il a donné l’exemple du judoka… Teddy Rinner. Un sportif né en Guadeloupe, territoire français depuis des siècles.
Résumons : Lionel Jospin, grande figure du parti Socialiste, trouve «respectable» un Ministre de l’Intérieur qui parle de «régression vers les origines ethniques» à propos des descendants d’immigrés, qui affirme que «l’État de droit n’est ni intangible ni sacré» et que «la colonisation c’est aussi des heures qui ont été belles».
Plutôt que de dénoncer les mesures et les propos xénophobes de Retailleau, Jospin veut au contraire «juger sur les faits» et «voir» s’il arrive à expulser massivement. Selon ce socialiste, non seulement il ne faut pas faire barrage à l’extrême droite, mais il faut vérifier si elle applique bien le programme qu’elle annonce. Ces propos sont…
Auteur: B

