L’Iran a annoncé samedi 20 juin « fermer » à nouveau le stratégique détroit d’Ormuz, en représailles aux meurtrières attaques israéliennes au Liban qui violent, selon lui, les termes de son protocole d’accord avec les États-Unis en vue de la fin du conflit au Moyen-Orient.
« Il est par la présente annoncé que le détroit d’Ormuz sera fermé au trafic maritime (…) cette première mesure est une réponse à la violation des engagements par l’ennemi », a déclaré le commandement central de l’armée iranienne dans un communiqué lu à la télévision d’État. « Si l’agression se poursuit, d’autres mesures seront planifiées et mises en œuvre pour contraindre l’ennemi à respecter ses obligations », a-t-il ajouté.
L’Iran avait verrouillé au début de la guerre cette voie maritime par laquelle transitaient auparavant quelque 20 % des hydrocarbures mondiaux, provoquant un emballement des cours du pétrole, ainsi que des pénuries.
Sa réouverture a constitué l’un des points clés du protocole d’accord signé cette semaine par les États-Unis et la République islamique, qui prévoit une fin des hostilités sur l’ensemble des théâtres, y compris au Liban, Téhéran ayant insisté sur ce dernier point.
Mais malgré ce texte, et une nouvelle annonce de cessez-le-feu vendredi 19 juin par les États-Unis, Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah s’affrontent depuis deux jours dans le sud du pays du Cèdre, où les opérations israéliennes ont encore fait au moins 24 morts samedi 20 juin.
Selon l’agence nationale d’information libanaise ANI, une vingtaine de bombardements israéliens ont été recensés samedi dans l’est et le sud du pays.
Israël, qui occupe une partie du sud, a indiqué viser des positions du Hezbollah en représailles à des attaques contre ses troupes. Selon l’armée israélienne, « plus de 50 projectiles » ont été tirés par…
Auteur: La Croix (avec AFP)

