La lecture et l’écriture sont plus valorisées dans notre tradition scolaire que l’art oratoire. En classe, écouter une lecture à haute voix, faite par un élève ou un enseignant, est-ce une activité ennuyeuse et démodée ?
Il n’en a pas toujours été ainsi : dans le passé, l’oralité était le principal registre de la communication savante, politique et académique. Alberto Manguel rappelle que saint Augustin, au IVe siècle, trouvait étrange que saint Ambroise s’isole dans sa cellule pour lire seul, en silence, en se concentrant sur le texte. La lecture à haute voix et en groupe était la norme à l’époque. C’est d’ailleurs toujours le cas dans la liturgie chrétienne.
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Lire un texte à haute voix aide-t-il à le comprendre ?
Notre époque est très différente de celle de saint Augustin. Le taux d’alphabétisation est élevé dans nos sociétés occidentales, et l’information est principalement consignée par écrit, fixée sur un support matériel (papier, écran) qui peut être facilement transmis.
Mais cela n’enlève rien à l’importance de la parole et de l’écoute dans la communication académique et l’apprentissage. La voix n’est pas seulement un instrument pour converser et le texte écrit peut également nous aider à mieux utiliser l’oralité.
Identifier les difficultés
Quand on parle de pédagogie et de lecture à voix haute, on pense à la dictée. Si l’exercice, pour beaucoup, est passé de mode, il suscite encore des débats, (très vifs en en France).
Mais, avec cette activité, le texte n’est lu à haute voix que pour être écrit, il ne s’agit pas d’une communication orale à part entière. Voyons d’autres façons de tirer parti de la lecture et de son écoute en classe.
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Auteur: Alberto Escalante Varona, Profesor Ayudante Doctor. Departamento de Filologías Hispánica y Clásicas. Área de Didáctica de la Lengua y la Literatura, Universidad de La Rioja

