Lithium : feu vert pour la mine d'Imerys dans l'Allier

Feu vert pour Imerys. Selon un décret paru le 20 octobre au Journal officiel, l’État a accordé à la multinationale d’extraction minière le droit d’exploiter une mine de lithium dans l’Allier pour cinquante ans — soit jusqu’en 2075. Il s’agit d’une étape décisive pour ce projet qui vise à produire 34 000 tonnes d’hydroxyde de lithium par an, ce qui couvrirait l’équivalent des besoins annuels de 700 000 véhicules électriques.

« C’est une étape importante […], une brique essentielle du projet, s’est réjoui Alan Parte, vice-président du projet lithium chez Imerys, auprès du journal Le Parisien. C’est une visibilité de long terme, indispensable pour un investissement industriel de cette ampleur. » Il précise qu’il s’agit du quatrième plus gros gisement de lithium recensé au monde.

La construction des installations pilotes est prévue en 2028, celle des installations commerciales à partir de 2029, et le démarrage de la production commerciale « est envisagé au début de la décennie 2030 », fait savoir Imerys.

« Dans une cinquantaine d’années, on aura extrait tout le lithium possible. Et le territoire sera pourri, dévasté »

Comme le racontait Reporterre en août, de nombreux habitants de la région sont inquiets et rejettent ce projet. Dans la commune d’Échassières, il est prévu qu’Imerys creuse dans le granite pour créer des galeries d’extraction et un site de concassage souterrain. Au-dessus, sur 30 hectares, une « usine de concentration du minerai » serait déployée. 16 kilomètres plus loin, à Saint-Bonnet-de-Rochefort, une « station de chargement du minerai » serait bâtie sur 15 hectares, pour assécher le minerai et le transporter par rail. À Montluçon, une « usine de conversion » serait créée pour transformer le concentré de lithium en hydroxyde de lithium de qualité batterie. Sans oublier la construction des infrastructures de stockage des…

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Auteur: La rédaction de Reporterre