L’an dernier, lors des grandes négociations climatiques internationales de la COP30, au Brésil, plus de 1 600 lobbyistes des énergies fossiles étaient présents pour faire valoir leurs intérêts climaticides. Et la France et l’Europe comptent parmi les champions qui emmènent le plus de ces lobbyistes dans les bagages.
C’est ce que souligne le rapport publié le 2 novembre par l’ONG Corporate Europe Observatory. Entre 2023 et 2025, soit entre la COP28 et la COP30, la Commission européenne et les États membres ont intégré à leurs délégations officielles pas moins de 332 représentants des industries fossiles, décompte l’ONG. Lors de la COP29, ceux-ci ont poussé l’indécence jusqu’à en profiter pour signer de nouveaux contrats gaziers.
Sur la période, la France a fait venir 47 lobbyistes fossiles, ce qui la place en 3ᵉ position juste derrière la Belgique (48) et l’Italie (55). Paris s’est distingué en conviant deux fois Patrick Pouyanné, le PDG de TotalEnergies, dans sa délégation. La multinationale française du pétrole s’est encore distinguée cette année en réalisant des profits records, avec 7,4 milliards d’euros de bénéfices nets enregistrés au troisième trimestre 2026. L’entreprise prévoit même d’augmenter sa production de pétrole et de gaz d’ici 2035, en contradiction totale avec les intérêts vitaux de l’humanité et la viabilité du climat.
Corporate Europe Observatory appelle les États membres à cesser leur hypocrisie et à ne pas inviter ces lobbyistes lors de la COP31. Celle-ci se tiendra du 9 au 20 novembre à Antalya, en Turquie.
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Auteur: La rédaction de Reporterre
