L'objectif des sanctions visant Haïti : priver les gangs de munitions

Quelque 1,5 million de personnes, soit environ 12 % de la population, ont été contraintes de fuir leur domicile.

Haïti ne produit ni armes ni munitions, et pourtant les gangs ne semblent jamais en manquer.

Mercredi, le Conseil de sécurité de l’ONU a renouvelé un régime de sanctions destiné à y remédier, en ciblant les personnes considérées comme responsables d’activités menaçant la paix, la sécurité et la stabilité du pays, ou impliquées dans ces activités.

En quoi consistent les sanctions ?

Créé en 2022 par le Conseil de sécurité, le Comité des sanctions concernant Haïti dispose de trois principaux outils : un embargo sur les armes, une interdiction de voyager et un gel des avoirs.

L’embargo vise les armes et les munitions destinées aux groupes armés. L’interdiction de voyager et le gel des avoirs s’appliquent à des personnes et entités désignées qui alimentent l’insécurité et la violence des gangs dans ce pays caribéen.

Neuf personnes et deux groupes sont actuellement visés par les sanctions du Conseil.

© PAM/ Sylvain Barral
Une maison du quartier de Cité Soleil à Port-au-Prince est en ruines après avoir été incendiée par des membres d’un gang.

Pourquoi sont-elles nécessaires ?

Le bilan humain de la violence des gangs en Haïti est accablant.

Plus de 3.000 personnes ont été tuées et plus de 1.500 blessées entre octobre de l’an dernier et avril de cette année.

Entre janvier et mai de cette année, un partenaire de l’ONU a pris en charge plus de 2.400 survivants de violences sexuelles à Port-au-Prince. Il s’agissait en majorité de femmes et de filles, dont 16 % de mineurs. Des cas concernant des enfants d’à peine huit ans ont également été signalés.

Les gangs recrutent aussi des enfants.

Comment les sanctions sont-elles appliquées ?

Essentiellement par les gouvernements, dans les ports, aux…

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Auteur: Nations Unies FR