Depuis quelques mois, la commune de Saint-Brevin-les-Pins est tristement connue. Un maire a été contraint de démissionner après des intimidations de l’extrême droite et l’incendie de son domicile, sur fond d’opposition à l’installation d’un nouveau centre d’accueil pour demandeurs d’asile. Sur place, les forces progressistes continuent de s’organiser, comme l’explique Véronique Rey-Thibault, conseillère municipale EELV de Saint-Brevin-les-Pins.
Ce samedi 23 septembre, se tiendra à Saint-Brevin-les-Pins (Loire-Atlantique) un colloque sur le thème « Saint-Brevin terre d’accueil. Accueillir les exilé·es. Pourquoi ? Comment ? », organisé avec la Ligue des droits de l’homme (LDH), le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) et le Secours catholique-Caritas. L’objectif est de déconstruire les fantasmes véhiculés par l’extrême droite et de faire un état des lieux des migrations et de l’accueil des exilé·es à l’échelle nationale et européenne, en imaginant ce qui pourrait être un accueil digne et respectueux des droits humains. Ce colloque de réflexion sera ouvert par la maire de Saint-Brevin, Dorothée Pacaud. Pour certains, cet événement est synonyme de provocation. Comment est-ce possible ?
Cela réveille chez moi des souvenirs amers. Le 11 mai dernier, Élisabeth Borne mettait en cause « les extrémistes des deux côtés » alors qu’elle était très précisément interrogée sur les attaques de l’extrême droite subies par le maire de Saint-Brevin, Yannick Morez. Ces extrémistes de droite sont ceux qui distribuent des tracts ignobles et xénophobes devant les écoles ; associent les étrangers à des délinquants dans le but de faire peur aux familles ; intimident ceux qui ne sont pas d’accord avec eux et organisent des manifestations haineuses et cagoulées, allant jusqu’à menacer de mort sur leurs…
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