L’Observatoire des libertés de Montpellier dénonce les pratiques policières lors du mouvement lycéen

La police a fait usage de gaz lacrymogène sur l’Esplanade Charles de Gaulle, à proximité du lycée Joffre, vendredi 2 octobre. (« Le Poing »)

Gaz lacrymogène, charges sans sommation, agents sans matricule visible : l’Observatoire des libertés de Montpellier recense les pratiques policières des 1er et 2 octobre face aux lycéen·nes, dont une jeune fille de 17 ans grièvement blessée à l’œil. Ce lundi 5 octobre, alors que des établissements sont encore bloqués, un rassemblement est appelé à 18 heures devant la préfecture pour dénoncer la répression du mouvement lycéen

Ce lundi 5 octobre, plusieurs lycées montpelliérains sont encore bloqués. Parti de Créteil et d’Île-de-France fin septembre, le mouvement a gagné Montpellier le mardi 29 septembre, à Joffre, Jean-Monnet et Jules-Guesde. Les élèves réclament des moyens : des classes moins chargées, plus de profs, de surveillant·es, d’infirmier·es scolaires et de psychologues, des bâtiments où l’on peut travailler sans suffoquer en septembre. La réponse est surtout venue sous forme de casques et de gaz.

L’Observatoire des libertés de Montpellier (OLM), groupe d’observateur·ices lié à la Ligue des droits de l’Homme, a publié un communiqué qui recense les « faits préoccupants » relevés pendant les journées du 1er et du 2 octobre.

Des matricules aux abonnés absents

Premier constat de l’OLM : « sur de nombreux sites », des policiers et des gendarmes, en uniforme comme en civil, ne portaient pas leur RIO de manière visible. Ce numéro d’identification individuel, qui permet d’identifier un agent, est pourtant obligatoire.

L’observatoire rapporte aussi des tirs de gaz lacrymogène sur des lycéen·nes, notamment devant le lycée Pierre-Mendès-France, par la Compagnie départementale d’intervention (CDI). Au lycée Jean-Mermoz, où un départ de feu avait été signalé le 1er octobre, des…

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Auteur: Elian Barascud