Plusieurs milliers de personnes ont défilé samedi à Montpellier au son de la techno, pour s’opposer aux projets de loi « RIPOST » et « 1133 ». (« Le Poing »)
L’Observatoire des Libertés Montpellier pointe trois manquements du dispositif policier lors de la manifestation du 30 mai, pourtant déclarée et autorisée en préfecture
La police aurait entravé le droit de manifester lors de la manifestive à Montpellier le 30 mai dernier. C’est ce qui ressort d’un rapport rédigé par l’Observatoire des libertés de Montpellier. L’organisation dénonce trois dysfonctionnements du dispositif policier déployé ce jour-là, lors d’une manifestation déclarée et autorisée en préfecture.
Premier grief : la gestion de la circulation. Selon l’OLM, les voies n’ont pas été coupées sur l’ensemble du parcours. Au niveau de l’Hôtel de Police, le cortège se serait retrouvé directement mêlé à la circulation automobile, exposant selon l’observatoire manifestants et automobilistes à un danger. Pire : des manifestants qui tentaient spontanément de contenir les véhicules se seraient vus intimer l’ordre de circuler par les forces de l’ordre elles-mêmes.
Deuxième point soulevé : l’intimidation de personnes filmant le dispositif policier. L’OLM affirme que des agents auraient contraint certains manifestants à supprimer des photos ou vidéos prises sur leur téléphone. Une militante aurait été spécifiquement ciblée en raison de son badge LDH. L’observatoire rappelle que filmer les forces de l’ordre dans l’espace public constitue un droit, et que des pressions physiques ou verbales destinées à l’entraver sont illégales.
Troisième reproche : la Brigade Anti-Criminalité aurait enjoint au service d’ordre de la Manifestive d’accélérer l’avancée du cortège, sans motif apparent et alors que le défilé respectait les horaires déclarés en…
Auteur: Elian Barascud

